Pratique du Laser


1. LE CENTRE LASER : CLIPP

Le Centre Laser International de la Peau est une grande structure à Paris près du Champ de Mars, où exercent de nombreux médecins de formation et d’horizon différente.

Il permet dans les cas difficiles, une collaboration interdisciplinaire des médecins et donc une décision collégiale pour définir le meilleur protocole propre à chaque patient.

Il offre, sur le plan humain, la présence permanente d’un personnel qualifié et disponible.

Il dispose d’un large éventail de machines (seize en tout) lasers, ultrasons, radio fréquences à visée médicale et esthétique dont voici un aperçu :

  • Deux lasers non ablatifs :
    • Le laser Fraxel Restore,
    • Le laser Fraxel Dual (Reliant/SOLTA)
  • Deux lasers ablatifs :
    • Le laser CO2 fractionné CORE (Candela/SYNERON)
    • Le Laser CO2 fractionné Repair (Reliant/SOLTA)
  • Deux techniques Sub-ablatives
    • Une Radiofréquence BIPOLAIRE (ENDYMED)
    • La radiofréquence MONOPOLAIRE Thermage (SOLTA)

2. LE DEROULEMENT DES SEANCES

2.1. Informer son patient

La nouveauté laisse penser que tout est toujours possible.

Le patient en quête d’un traitement est souvent confronté à de la publicité sur tout support qui vante les mérites de tel ou tel appareil.

Il faut savoir que le médecin doit utiliser un appareil aux normes médicales (CE médical), avec l’obligation d’une visite de conformité annuelle et doit posséder une assurance de responsabilité professionnelle.

Il faut mettre en garde le public sur les compétences des médecins en matière de laser et l’inciter à éviter les « centres lasers ou esthétiques » qui ne sont pas médicaux.

2.2. La consultation laser

Quelque soit le centre médical qui dispose de laser, de lampe flash, de LED, une consultation préalable au traitement est indispensable pour établir le protocole des soins, son déroulement, les suites opératoires attendues, le prix de la prestation et expliquer les éventuels effets secondaires.

C’est au mieux une consultation multidisciplinaire avec décision collégiale qui trouvera pour chaque patient le protocole le mieux adapté.

L’information est donnée lors de la consultation notamment si le traitement nécessite plusieurs séances.

Un devis signé sera établi, ainsi qu’une fiche d’information éclairée après l’entretien et la lecture des fiches d’information.

Le plus souvent, l’utilisation de cette technique ne fait pas l’objet d’une prise en charge par la Sécurité Sociale.

2.3. Le déroulement de la séance

L’utilisation de la technologie laser doit se faire dans une salle dédiée à la pratique médicale, protégée du public, comportant notamment des lumières et des panneaux : « laser attention danger ».

La protection oculaire est obligatoire et reste une préoccupation de tous les instants pour le médecin et son patient.

Chaque indication laser, souvent prise de façon multidisciplinaire et régie par une procédure bien codifiée, sera expliquée chaque fois que nécessaire.

La manipulation de la sonde laser sur la surface de la peau est effectuée par le médecin en s’aidant de systèmes de visée qui lui permettent de délivrer précisément les doses de lumière et d’énergie souhaitée aux endroits concernés.

La majorité des soins par laser gêne peu le patient dans sa vie de tous les jours. Habituellement, il peut reprendre ses activités dès l’intervention finie.

Suivant les types de laser, une rougeur, parfois accompagnée de gonflement peut s’installer et durer plusieurs jours. Un maquillage suffit à dissimuler un traitement laser du visage. Si la zone traitée est étendue, une application de crèmes hydratantes ou cicatrisantes accélère le retour à la normale.

La réaction de la peau, suite à l’action du laser, est de type inflammatoire. Il est important de ne pas s’exposer au soleil pour éviter les troubles réactionnels de la pigmentation.

2.4. Les risques

La brûlure est le risque principal auquel s’expose le patient, mais cela reste rare. De tout type, elle peut être superficielle ou profonde et nécessite toute la compétence d’un médecin pour pouvoir la traiter.

Les surinfections avec suintement peuvent être fongiques, bactériennes et surtout virales.

La douleur est variable d’un sujet à un autre et d’un appareil à un autre. Elle peut être réduite pas des crèmes anesthésiantes sur prescription médicale, des anesthésies locales, la pulvérisation d’air froid ou de pièces à main auto-réfrigérées.

L’absence de résultat à la hauteur des espérances des patients est aussi un paramètre à ne pas méconnaitre. L’expérience et l’honnêteté du médecin sont normalement là pour arrêter les frais et les séances avant qu’un contentieux n’apparaisse entre le traitant et le traité.

Les dépigmentations sont dues soit à une brûlure, soit à un éclaircissement de la peau par forte absorption au niveau de la mélanine.

Les hyperpigmentations peuvent se voir après un processus d’échauffement cutané surtout chez les sujets de peau foncées. Enfin,

– La mauvaise cicatrisation reste toujours possible.

2.5. Coût d’une prestation

La dimension comptable peut altérer le contrat écrit ou moral et la relation médecin -patient.

Mais l’achat et la maintenance des appareils sont directement imputés sur le coût de la prestation.

A titre d’exemple, un laser à colorant pulsé coûte plus de 100 000 € à l’achat et 5 à 15% de maintenance annuelle. Il est donc tout à fait normal de devoir payer pour une couperose de 120 à 400 € selon la surface traitée. En effet, la durée de vie des machines et des lampes est limitée et directement corrélée aux nombres de tirs.

3. Conclusion

Il faut simplement garder à l’esprit que les lasers ne sont pas des machines miracles mais que leurs bons résultats découlent d’une longue et bonne pratique médicale.

Il faut donc avant tout acte, un diagnostic, une estimation du bénéfice-risque pour le patient et une bonne gestion des effets secondaires potentiels.

A ce jour, seul un médecin entrainé à cette pratique est capable d’assurer cette fonction.