Le Lifting du visage


C’est une intervention chirurgicale qui vise à supprimer les excès cutanés tout en retendant le sous-sol musculo aponévrotique.

Pour la moitié inférieure du visage, le Lifting Cervico-facial va effacer les bas-joues, redessiner l’ovale mandibulaire, atténuer le sillon nasogénien et les cordes platysmales.

Pour la moitié supérieure du visage, le Lifting fronto-temporal va remonter la queue du sourcil et un front trop bas.

Le Lifting Cervico-Facial

1. Préparation

A. Description Analytique du visage vieillissant.

Par l’action combinée de la gravitation, de la perte d’élasticité de la peau, et surtout des tractions musculaires répétées des millions de fois au cours de la vie, la couverture cutanée s’affaisse selon des lignes de force bien déterminées.

La compréhension de ces mécanismes est la ligne directrice du Face lift.

  • Au niveau du cou, l’excès cutané est visible, d’abord à la mimique sous formes de « cordes platysmales », puis de façon permanente avec au maximum formation d’un jabot. (flèche rose)
  • Au niveau de la mandibule, les bas-joues (ligne rouge) sont un excès cutané qui pend au 1/3 antérieur et qui fait perdre le tracé du rebord mandibulaire depuis l’oreille jusqu’au menton (ligne orange).
  • Le pli d’amertume part de la commissure labiale à la bas-joue (tracé bleu)
  • Enfin le sillon nasogénien (en vert) va de l’aile de la narine à la commissure labiale.

Le but de cette chirurgie est donc :

– De retendre les tissus en haut et en arrière le long du rebord mandibulaire (ligne orange)

– De supprimer l’excès cutané sous le menton (ligne jaune)

– Par contre, il n’y a pas d’action significative sur le tiers moyen du visage (flèche bleue)

Ainsi, il faut bien admettre que le terme de Face lift est mal choisi car il évoque des changements sur toute la face, alors qu’en fait, il corrige surtout le tiers inférieur du visage et le cou. (Du niveau des lèvres au milieu du cou)

B. Les repères cutanés :

Ils n’ont pas vocation à dessiner les incisions mais plutôt à délimiter les frontières antérieures des infiltrations et des décollements.

C. L’anesthésie :

  • Elle sera générale de préférence, avec intubation
  • Une Neurolept analgésie peut suffire, dans des interventions plus limitées (pinces)

D. La désinfection cutanée

– Elle doit être large englobant tout le cuir chevelu qui aura subi plusieurs shampoings préalables, ce qui permet d’éviter tout rasage.

– Elle s’étendra en bas vers les épaules en ayant soin de déplacer si nécessaire les électrodes de cardio surveillance

E. L’hydrotomie cutanée

– Cela consiste à injecter de grosses quantités de sérum physiologique sous la peau pour préparer le décollement chirurgical et pour en limiter le saignement.

– C’est un temps important qui dure au moins 10 mn et qui doit se faire 10 bonnes minutes avant toute incision pour permettre une bonne vasoconstriction et donc une bonne hémostase.

– Il comporte 300 à 400 ccs de sérum physio injectable auquel on rajoute une ampoule de Xylocaïne Adrénalinée

2. L’INTERVENTION

A. Incisions

C’est un tracé sinueux comme indiqué dans le schéma ci-dessous.

Modifier le tracé temporal et le faire passer dans le cuir chevelu

– Elle démarre dans le cuir chevelu perpendiculaire et en arrière du tiers moyen de l’oreille.

– Elle s’en rapproche selon un trajet en « S » allongé horizontal, puis descend le long du sillon rétro auriculaire de l’oreille, sans se confondre complètement avec lui. En effet, après plusieurs mois, cette cicatrice ayant tendance à migrer vers l’arrière, nous préférons la placer légèrement en avant sur le pavillon mobile.

– Elle contourne ensuite par en bas le lobule de l’oreille, puis remonte dans un sillon vers le tragus.(le petit relief cartilagineux en avant du conduit auditif externe)

Pour la femme, l’incision est légèrement en arrière de la crête du tragus.

Pour l’homme, elle sera plus volontiers en avant de ce tragus pour conserver le système pileux de la barbe hors du conduit auditif externe.

– Elle remonte le long de l’oreille jusqu’à la région temporale qu’elle contourne à la lisière de l’implantation de la patte temporale des cheveux.

Pour les incisions dans le cuir chevelu, une section bien perpendiculaire à la peau, en évitant toute obliquité préservera au mieux les follicules pileux autour de la cicatrice, qui sera d’autant moins visible. C’est ce genre de détail minutieux qui fera la différence au final.

B. Dissection

Elle consiste à séparer soigneusement la peau des plans sous jacents afin de réséquer l’excès cutané.

Le travers habituel étant de se fourvoyer dans les plans profonds, il faut veiller à garder le contact sous cutané avec les ciseaux de dissection tandis qu’un aide tractera la peau.

Un artifice couramment employé est d’exercer une double traction de la peau :

  • La première, en tractant le bord libre du lambeau cutané vers le haut et l’arrière grâce à deux pinces de KOCHER. (une main de l’aide)
  • La seconde, en tractant directement la joue vers l’avant, ou le cou vers le bas (l’autre main de l’aide).

Cette étape ne sera véritablement accomplie que lorsqu’elle permettra une mobilisation et un glissement sans contrainte de la peau par rapport aux plans profonds. Le lambeau cutané ainsi libéré viendra spontanément recouvrir l’oreille et le cuir chevelu.

C. L’hémostase

Elle doit être parfaite , à la bipolaire si possible, en s’aidant de deux FARABOEUFS et d’un bon éclairage. Elle consiste à coaguler au bistouri électrique chaque petit vaisseau qu’on verra saigner.

Chaque minute supplémentaire passée dans cette étape sera peut être autant de jours gagnés sur la cicatrisation.

D. Action sur le SMAS

C’est le Système Musculo Aponévrotique Superficiel qui se trouve juste sous la peau.

Plicatures ou résections, la question n’est toujours pas résolue : il existe autant d’adepte pour chaque méthode. Nous ne sommes pas dogmatiques :

  • La résection garde notre préférence sur un sujet gras ;
  • La plicature sera privilégiée sur un sujet maigre, à condition de vérifier qu’elle ne crée pas de faux plis…

Dans les deux cas, cette action est le fondement même du lift moderne : c’est le SMAS qui doit subir les tractions et non la peau ! Celle-ci devant se poser sans traction sur son nouveau site d’implantation, et le surplus devant apparaitre spontanément.

Sur les schémas suivant, nous avons fait figurer un repère ponctuel pour matérialiser les migrations du SMAS et de la peau par rapport au pavillon de l’oreille.

La peau est figurée en bleu, le SMAS en rouge, le repère ponctuel et le pavillon de l’oreille en marron :

  • On voit bien qu’une traction seule sur la peau, ne suffira pas à rapprocher le repère ponctuel du pavillon de l’oreille.

  • La plicature du SMAS

Elle permet la migration du repère ponctuel sans tension de la peau et avec délimitation spontanée de l’excès cutané résultant.

  • Une résection limitée et choisie du SMAS

Elle permettra d’obtenir un résultat comparable, avec cependant une perte de volume qui peut être décidé par avance.

  • Dans les deux cas, c’est la migration du SMAS qui repositionne la peau et qui permet de délimiter l’excès cutané

E. Excisions cutanés et fermeture :

    • Un bâti des différentes sutures est réalisé en posant des agrafes sur les points stratégiques, une fois le SMAS suturé.
    • Le surplus cutané se définira de lui-même en suivant les berges postérieures de l’incision.
    • Chaque segment sera suturé selon sa texture et sa topographie : agrafes sur le cuir chevelu, surjet en « U » au POLYSORB sur la peau rétro auriculaire, FLEXOCRIN ou BIOSYN sur la peau pré tragienne, etc.
    • Une attention particulière sera portée à la zone du tragus : il faut amincir la peau à ce niveau mais en laisser en surplus car les rétractions y sont fréquentes.
    • Pour le Drainage post opératoire, deux solutions sont possibles :
  • Un drain de REDON classique de chaque côté
  • Une suture rétro auriculaire incomplète permettant d’évacuer le sang résiduel par pressions répétées.

Le Lifting Frontal

Rarement un objectif chirurgical aura subi autant de changement et de variantes en si peu de temps. Les différentes techniques sont :

  • Le scalp bitemporal pour abord neurochirurgical a été la première technique qui s’est imposée. On en a vite compris le caractère disproportionné et agressif.
  • Le lifting endoscopique par des orifices ponctiformes et les fils de suspension (Russes ou autres variantes) ont été l’extrême inverse: on en a vite compris les limites et l’inefficacité.
  • Actuellement, notre préférence va vers la réalisation de « pinces » fronto-temporales taillées dans le cuir chevelu et suturées par des agrafes. Elles sont simples, rapides et semblent donner les meilleurs résultats

Avant / Après

Patient 13

 

Patient 14

 

Patient 15

 


 

Pour plus d’informations sur le lifting consultez le FAQ ( https://www.monlifting.com/faq/lifting )

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