L’Otoplastie


Les oreilles sont comme les sentinelles qui encadrent le visage. Toute disgrâce à leur niveau capte le regard et compromet l’harmonie globale.

Il s’agit principalement de ramener le pavillon décollé dans une position normale et de lui redonner des reliefs naturels s’il est plat ou mal dessiné.

Le point de départ de la déformation est essentiellement une ouverture de l’angle auriculo-mastoïdien, qui donne une impression d’oreille trop grande.

En réalité, il n’ya pas d’hypertrophie importante de la conque mais seulement un défaut de plicature du cartilage qui reste ouvert comme une feuille de chou.

Quoi ? Pour qui ? Pourquoi ?

Définition

L’Otoplastie est une chirurgie correctrice des malformations du pavillon de l’oreille (oreille décollée) à visée esthétique, mais néanmoins prise en charge par les organismes sociaux

Pour qui

  • Dès l’âge de 7 ou 8 ans, rarement plus tôt ; tout dépend en fait du vécu douloureux ou non.
  • Mais aussi chez l’adulte, car la décision du passage à l’acte peut être tardive.

Pourquoi

  • Excès cutané : quel que soit le mécanisme de cette rotation en avant du pavillon, il faudra le supprimer pour éviter tout surplus mais aussi pour assurer une traction vers l’arrière.
  • Tensions musculaires : certains muscles sous cutanés sont en partie responsables de la tension en avant du pavillon de l’oreille ; il est donc logique de les supprimer largement.
  • Défaut de plicature cartilagineuse : C’est la cause principale de la rotation du pavillon vers l’avant ; Il faudra donc la corriger par des fragilisations et des sutures complexes pour lutter contre la mémoire de forme.
  • Proéminence mastoïdienne : Il s’agit d’un dévelloppement exagéré de l’os qui se trouve derrière le pavillon de l’oreille. C’est souvent une cause méconnue dans la genèse de cette malformation ; un otologiste rompu aux techniques de la Tympanoplastie, pour la Chirurgie de la surdité, n’hésitera pas ainsi à estomper ce relief par un fraisage franc.

Où ? Quand ? Comment ?

1) Hospitalisation et Anesthésie :

  • L’intervention sera réalisée en ambulatoire en cas d’anesthésie locale, mais nécessitera une nuit d’hospitalisation en cas d’anesthésie générale.
  • Chez l’enfant, une anesthésie générale est préférable pour améliorer la tolérance de l’intervention, et ne laisser que de bons souvenirs.
  • Chez l’adulte, une anesthésie locale avec Neurolept-Analgésie est suffisante sauf si la patiente demande une anesthésie générale.
  • Une infiltration locale à la Xylocaïne Adrénalinée à 2% est de toute façon effectuée, après tracé des incisions au crayon dermographique.

2) Technique :

  • Le temps cutané : L’intervention comporte une incision cutanée derrière l’oreille, et une exérèse large en raquette à poignet inférieure
  • Le temps musculaire : il est confondu avec l’ablation du matelas fibro-musculaire postérieur qui sépare la mastoïde du pavillon. Une hémostase soigneuse s’impose à ce stade pour éviter les hémorragies et hématomes postopératoires. Elle consiste à coaguler voir à ligaturer tous les vaisseaux que l’on verra saigner.
  • Le temps cartilagineux : c’est le plus important pour obtenir une plicature correcte qui tient spontanément sans compter sur une suture sous tension de la peau. Elle fait appel à des fragilisations et des sutures complexes.
  • Le temps mastoïdien : souvent à tord négligé, requièrt un matériel et une expérience de Copho-Chirurgien (ORL chirurgien de la surdité)

3) Suites opératoires :

  • Un pansement compressif sera levé au bout de 24h et la sortie est autorisée le lendemain chez l’enfant, le jour même chez l’adulte.
  • Un surjet intradermique sera ôté au bout de 8j.
  • Les points séparés restants, seront ôtés 8j plus tard pour éviter les désunions ou les décollements tardifs.

4) Complications :

  • La plupart du temps les résultats sont excellents et les suites fort simples
  • L’hémorragie postopératoire avec hématome est le risque principal. Sa survenue implique une reprise opératoire pour évacuation et un pansement compressif plus prolongé.
  • L’infection postopératoire, assez rare, peut se manifester par des douleurs de l’oreille et un aspect inflammatoire du pavillon. Cette dernière requiert un traitement antibiotique approprié pour prévenir la chondrite.
  • La chondrite est une infection grave mais rarissime du cartilage du pavillon de l’oreille qui nécessite un antibiogramme pour rechercher des résistances bactériennes.
  • La nécrose avec destruction quasi totale du cartilage de l’oreille, n’est qu’une citation historique relevée dans la littérature médicale.

5) Cicatrices :

  • Les résultats morphologiques sont le plus souvent satisfaisants, car la cicatrice est masquée au fond du sillon rétro-auriculaire et ne se voit même plus du tout.
  • Des troubles sensitifs peuvent s’observer au niveau de la cicatrice, pouvant gêner le port de lunettes, le pavillon d’oreille restant sensible pendant plusieurs semaines.
  • Dans de très rares cas notamment chez les sujets noirs, la cicatrice cutanée rétro-auriculaire peut s’épaissir et prendre un caractère hypertrophique disgracieux, réalisant une cicatrice chéloïde.

6) Résultats :

  • Parfois un décollement secondaire se produit, que l’on anticipe par une hypercorrection
  • Il est, en outre, difficile d’assurer une symétrie parfaite des deux pavillons de l’oreille.
  • Parfois, des irrégularités peuvent être constatées dans les zones de plicature .

Avant / Après

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Patient 27

 

Patient 28

 

Patient 29

 


 

Pour plus d’informations d’ordre général sur la Chirurgie Esthétique consultez le FAQ ( https://www.monlifting.com/faq/chirurgie-esthetique )

 

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