La Rhinoplastie


La Rhinoplastie esthétique ne doit pas reproduire un standard universel pour tous les nez.

  • Elle doit, grâce à un sens personnel de l’harmonie des formes et des volumes, façonner le nez qui va avec chaque visage.
  • Elle doit surtout, par une solide pratique de l’ORL, respecter l’aspect fonctionnel ; car un nez ne peut être au centre de la beauté s’il ronfle la nuit, renifle le jour, dégage une mauvaise haleine, et reste insensible aux parfums et aux saveurs de la vie.

Pour ceux que la rhinoplastie esthétique intéresse, un site spécifique, entièrement dédié à ce sujet a été créé et illustré par le Dr François ALLOUCHE. Vous pouvez le consulter directement, si c’est votre motivation initiale, en cliquant sur le lien suivant: http://www.ma-rhinoplastie.com.

Sinon vous pouvez lire plus rapidement, et de façon plus condensée les chapitres suivants.

Introduction

La Rhinoplastie esthétique vise à donner un aspect harmonieux à la couverture cutanée et graisseuse et à l’armature ostéocartilagineuse du squelette du nez.

La Rhinoplastie esthétique nécessite une technique irréprochable et un sens personnel de l’harmonie et de l’équilibre des volumes. C’est un art parmi les plus difficiles où la quête de l’excellence nous a fait côtoyer les plus grands maîtres internationaux.

Elle doit surtout reposer sur une solide connaissance et une pratique régulière des innovations de la microchirurgie Endonasale et du Laser au cabinet. Car un nez ne peut être au centre de la beauté s’il ronfle la nuit, renifle le jour, dégage une mauvaise haleine, et reste insensible aux parfums et aux saveurs de la vie.

Le Nez Ideal

Définition du nez idéal

On dit qu’un nez est « idéal » quand il est « en harmonie » avec les autres éléments favorables du visage. Cette définition assez floue, a vite fait ressentir le besoin de références chiffrées à ce concept.

C’est ainsi qu’avant la lettre et dès l’Antiquité, furent jetées les bases de la Céphalométrie ou « Science des proportions harmonieuses. » Léonard de VINCI, mais aussi bien d’autres artistes de la Renaissance, ont réintroduit l’idée en définissant les « proportions divines » et le « nombre d’or ».

La Rhino Céphalométrie, domaine spécifique et moderne de la Rhinoplastie Esthétique, s’est structurée grâce à certains pionniers américains comme BYRD et PAUWEL. Ainsi, l’Analyse Rhino Céphalométrique est une approche codifiée de l’analyse esthétique d’un nez, qui permet de définir quel serait le nez le plus en harmonie avec le visage exploré.

Le Repérage Rhino céphalométrique

On réalise des photos Face, Profil et de base du sujet étudié, en plaçant un double décimètre. On pointe sur ces clichés, une dizaine de points stratégiques : Le Trichion, la Glabelle, le Nasion, le Rhinion, la pointe, la sous pointe, le bord labial supérieur et inférieur, le Stomion, le menton, le gonion, et le point cervical.

On définit ensuite des lignes et des plans de référence : le plan de Frankfort de profil, les lignes horizontales et verticales de face comme de profil.

Le calcul Rhino-céphalométrique

Il est déduit des repérages précédents, à partir des points, des lignes et des angles. On dégage ainsi à partir des photos du patient de nouveaux repères qui vont définir le « Nez idéal » propre au patient.

Ce calcul, rigoureux mais fastidieux, peut se faire de façon manuelle ou assistée par ordinateur. On aboutit ainsi à une simulation assistée par ordinateur des modifications possibles de la chirurgie. Ce Morphing Céphalométrique est bien différent et bien plus puissant et réaliste que le Morphing classique effectué sur la simple intuition de l’opérateur.

Le Nez Pathologique

Les symptômes

Parmi les symptômes, il faut retenir :

  • L’obstruction nasale, le plus souvent mise en avant, entraîne dans les cas extrêmes des troubles respiratoires à l’effort et surtout nocturnes, dans la pathologie du ronflement.
  • La rhinorhée peut prendre tous les degrés : simple reniflement, hemmage, encombrement postérieur purulent.
  • Les troubles de l’odorat (anosmie), pouvant dans les cas évolués, entraîner une perte dans la perception du goût des aliments (agueusie).
  • La toux chronique, symptôme dont l’origine sinusienne n’est pas toujours identifiée.
  • La céphalée, discrète ou absente le plus souvent, elle peut simuler ou s’associer à une migraine.

Le Ronflement

On note un ronflement quand l’obstruction prédomine :

  • Quand celui-ci est modéré, il peut se limiter à des problèmes relationnels qu’il ne faudra pas négliger pour autant.
  • Quand il entraine des apnées du sommeil avec une dette d’oxygène mesurée par oxymétrie nocturne, on parle de Ronchopathie. Ses conséquences pathologiques sont maintenant bien identifiées sur le cerveau, le cœur et la Tension artérielle.
  • C’est, au minimum un sommeil perturbé, une fatigue matinale, une somnolence diurne ; et dans les cas évolués, une Hypertension artérielle, un état dépressif, un infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux.
  • Les causes de cette obstruction :
    • Sont le plus souvent majorées par d’autres facteurs : de grosses amygdales, un voile épaissi, une surcharge pondérale, une consommation excessive en alcool, le tabagisme.
    • Les causes nasales restent cependant prépondérantes : la déviation de cloison, bien que la plus fréquente, est souvent méconnue. Les fractures du nez sont plus facilement identifiées.
    • Une cause de plus en plus fréquente, est la rhinoplastie esthétique intempestive avec réduction de la pyramide qui va diminuer le flux respiratoire.

La Sinusite chronique

Quand l’inflammation prédomine, on parle de Sinusite chronique :

  • C’est une pathologie inflammatoire chronique de la muqueuse sinusienne, siège d’une hypertrophie de taille variable responsable d’un cortège de symptômes d’intensité variable.
  • Les causes sont multiples et intriquées : allergies, pollution, climat, facteurs héréditaires, obstruction mécanique.

La Polypose Nasosinusienne

La Polypose Nasosinusienne en est une forme particulière extrême avec production de formations translucides plus ou moins vascularisées à partir de la muqueuse ethmoïdale et extériorisée dans les fosses nasales.

On peut la classer en trois degrés évolutifs : le stade I limité au méat moyen, le stade II atteignant le dos du cornet, et le stade III le dépassant. Souvent associé à une intolérance à l’aspirine dans le syndrome de WIDAL, son mécanisme encore mal élucidé, est distinct de l’allergie.

Les conséquences sur les organes de voisinage

Les conséquences se manifestent sur tous les organes de voisinage :

  • Pharyngites avec douleurs chroniques de la gorge.
  • Laryngites avec extinction ou modifications de la voix.
  • Otites récidivantes avec retentissement auditif.
  • Bronchites par inhalation chronique.
  • Gastrites par ingestion septiques.

Le traitement fait appel aux lavages itératifs, aux antihistaminiques, à la corticothérapie locale, à la microchirurgie et au laser endonasal.

Toute cette pathologie, si elle n’est pas identifiée et correctement prise en charge, peut dégrader voire compromettre les résultats d’une Rhinoplastie Esthétique.

Préparer sa Rhinoplastie

Une consultation de rhinoplastie s’apparente un peu à un échange d’informations et donc à une double interview.

Les questions qu’on vous posera

Les questions qu’on vous posera concerneront vos antécédents médicaux et chirurgicaux, vos allergies, l’existence d’une pathologie ORL.

Ensuite le chirurgien tentera de comprendre vos attentes.

Il fera une première évaluation des possibilités par un examen clinique et endoscopique.

Un scanner des sinus sera demandé au moindre doute, pour évaluer les éventuels désordres pathologique et pour justifier le cas échéant d’une prise en charge par la Sécurité Sociale.

Des photos selon les trois incidences seront faites en vue d’une simulation par ordinateur qui servira de support pour affiner le projet mais dont il faut connaître les limites et les faiblesses.

Les questions que vous pourrez poser

Les questions que vous pourrez poser concernent :

  • La Prise en charge ou non par la Sécurité Sociale : seulement en cas de pathologie.
  • La durée d’hospitalisation : 24 h pour l’esthétique, 48 h en cas de pathologie associée.
  • Le type d’anesthésie : générale pour une rhinoplastie complète, locale pour une retouche.
  • La durée de l’intervention : 01h30 dans les cas simples, 2h ou plus dans les cas complexes
  • Y aura-t-il un méchage : en général non, sauf saignement ; le plus souvent des attelles.
  • Y aura-t-il des douleurs: non en général, sinon facilement combattues par des antalgiques.
  • Y aura-t-il un plâtre : seulement en cas d’ostéotomies. Il sera enlevé auprès huit jours.
  • Quand aura-ton le résultat final ?
    • sur les os : rapidement dès l’ablation du plâtre.
    • sur les parties molles : après plusieurs semaines.

Les formalités à accomplir

  • La demande de prise en charge sécu s’il existe une pathologie
  • Une consultation auprès de l’anesthésiste.
  • Le consentement éclairé daté et signé
  • Le devis accepté et signé après un  délai minimum de 15 jours.

Préparer l’intervention

  • S’arrêter de fumer depuis 10 jours ;
  • Arrêter toute prise d’aspirine depuis 48 h;
  • Ajuster les autres traitements en fonction des recommandations de l’anesthésiste ;
  • Etre à jeun depuis 6 h ;
  • Se présenter à la clinique 2 h à l’avance.

Les Techniques de Rhinoplastie

Ces techniques représentent un arsenal d’outils que doit maîtriser tout Rhinoplasticien.

Leur choix judicieux et les infinies variétés de combinaisons dans la multiplicité et la complexité des situations, permet de distinguer tout le talent dans cet art difficile.

Sur les structures osseuses

La résection de bosse est le geste le plus connu et le plus demandé. On le pratique classiquement avec un ostéotome. On lui préférera souvent la râpe pour plus de parcimonie et de prudence car une bosse est souvent majorée en apparence, par un Radix creux ou une pointe insuffisante. Une analyse céphalométrique judicieuse permettra d’éviter cet écueil. Les ostéotomies latérales et médianes viendront compléter cette résection de bosse en évitant un « toit ouvert », mais serviront également à redresser une déviation osseuse traumatique ou à amincir une base osseuse trop large.

Sur les structures cartilagineuses

La cloison est très fréquemment partiellement reséquée pour:

  • Réduire les déviations fréquentes
  • Pour raccourcir un nez trop long
  • Pour modifier la rotation et/ou la projection.

Les cartilages supérieurs sont réséqués avec parcimonie pour éviter les insuffisances valvaires et le classique « V inversé. » Les cartilages inférieurs peuvent être partiellement réséqués, suturés ou renforcés en fonctions des besoins et de la morphologie recherchée pour la pointe du nez.

Sur les narines

On peut, notamment dans les nez empâtés ou négroïdes, réduire leur taille par des incisions et des sutures adaptées.

Les différentes greffes en Rhinoplastie

On peut utiliser alternativement : un fragment de la cloison, le cartilage d’une oreille par une incision cachée, un fragment d’aponévrose temporale, voire un fragment de côte ou de la boîte crânienne. On pourra s’en servir pour confectionner un étai Columellaire, un « bouclier » de SHEEN, des « Spreader-grafts » etc.

Suites Opératoires

Suites immédiates

Juste après l’intervention, vous serez dans une salle de réveil sous la surveillance de l’équipe anesthésique, puis vous serez transféré dans votre chambre dès que votre état le permettra.

Votre sortie sera confirmée pour le lendemain, ou pour le surlendemain en cas de pathologie. Après un éventuel déméchage, un examen de sortie est prévu avec votre chirurgien pour régler certaines formalités, donnez certaines explications et recommandations, délivrer une ordonnance, et parfois un arrêt de travail.

Suites à domicile

Une semaine de convalescence est recommandée, deux, en cas de pathologie.

On évitera de mouiller le pansement ou le plâtre ; on évitera également les activités sportives et les efforts violents, les aliments trop chauds ou trop difficiles à mastiquer, le port de lunettes, l’exposition au soleil, l’usage prolongé d’un sèche-cheveux trop chaud.

Soins postopératoires

Ils se résumeront le plus souvent à des lavages des fosses nasales, notamment en cas d’attelle en Silastic. Des antalgiques, des anti-inflammatoires voire des antibiotiques pourront être prescrits.

Il est formellement proscrit de recourir à tout autre médication qui ne sera pas prescrite par votre chirurgien, notamment l’aspirine ou tout autre antiagrégant plaquettaire qui pourrait majorer un saignement. Le ou les traitements que vous prenez habituellement seront repris, en concertation avec votre chirurgien ou l’anesthésiste.

L’ablation du plâtre, des fils et des attelles est prévue au huitième jour lors de la consultation postopératoire.

Des complications rares sont possibles

Précocement, en cas de saignement important ou de signes d’infection, prévenir votre chirurgien avant la consultation du huitième jour et n’hésitez pas à vous présentez, le cas échéant, au service d’urgence qui préviendra votre chirurgien.

Tardivement, on peut voir une petite irrégularité facilement corrigible par une légère retouche.

En cas de pathologie préexistante, notamment de sinusite chronique, des synéchies endonasales, sortes d’accolement de la muqueuse, pourront nécessiter quelques rapides séances Laser au cabinet.

Avant / Après

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Pour plus d’informations d’ordre général sur la Chirurgie Esthétique consultez le FAQ ( https://www.monlifting.com/faq/chirurgie-esthetique )